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DIF, CIF, Plan de formation et période de professionnalisationLes différents modes de financementDroit Individuel à la Formation (DIF)1. Qu'est-ce que le Droit Individuel à la Formation
A noter qu'en cas de départ de l'entreprise, le DIF doit être demandé ou engagé avant la fin du préavis Paradoxe : le Droit Individuel est un droit soumis à l'accord de l'employeur ; il y a une vraie contradiction entre la possibilité pour le salarié de bénéficier de son DIF et la capacité des employeurs à systématiquement s'y opposer.
Le calcul des droits La mise en œuvre doit être rigoureuse. Afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier du DIF, sa mise en œuvre est extrêmement codifiée :
Exemple 1 : Mr Dupont est salarié de la société X depuis le 10 mars 1987. Son ancienneté est calculée à dater du 7 mai 2004. A ce jour il bénéficie d'un droit acquis de 2 années pleines depuis le 7 mai 2006. Il peut donc demander à bénéficier de 40 h de DIF. La proratisation n'est pas possible. Exemple 2 : Mme Martin est salariée de la société Y depuis le 12 juillet 2005. Son ancienneté est calculée à la date anniversaire de son embauche soit le 12/07/2006 : 20 heures acquises
Exemple 1 : Mr Dupont est salarié de la société X depuis le 10 mars 2004. Ses droits calculés au 31 décembre 2005 sont de 14 heures du 7 mai au 31 janvier 2004 et de 20 heures du 1 janvier 2005 au 31 décembre 2005 Exemple 2 : Mme Zoé est salariée de la société Y depuis le 1er mars 2005. Elle n'a pas de droits acquis au 31 décembre 2005 car elle n'a pas encore un an d'ancienneté. Cependant ses heures seront ouvertes à bénéficie après qu'elle ait atteint une année d'ancienneté au 1er janvier. Ses droits calculés au 01 janvier 2007 sont de 20 heures au titre de l'année 2006 et de 16,66 heures au titre de l'année 2005
Source de litige De nombreux litiges proviennent du manque de clarté des modalités de calcul et de l'absence de jurisprudence en la matière. La négociation et les demandes d'explication sur les modalités de calcul prévalent.
2. Les processus de demandeIl appartient au salarié d'initier la demande de DIF. Cette demande doit être formelle :
Réponse de l'employeur : le délai de réponse maximum est de trente jours. A défaut de réponse la demande est réputée acquise.
L'employeur peut limiter sa contribution financière à l'allocation formation qu'il aurait versée si le salarié avait suivi sa formation hors temps de travail. Exemple de calcul : au jour de son licenciement Mr X a acquis un droit de 47 heures de DIF, sa rémunération moyenne sur les 12 derniers mois a été de 22 euros /h. L'a prise en charge de la formation sera limitée à 47 x 22 /2 soit 517 euros HT. Si le montant de la formation choisie par Mr X est supérieure à 517 euros, il devra lui-même s'acquitter de la différence.
3. Les actions éligiblesPar défaut toutes les formations qui s'inscrivent dans le cadre de la FPC peuvent être suivies dans le cadre du DIF. Un accord de branche ou d'entreprise peut toutefois définir une liste d'actions prioritaires Par ailleurs il est possible d'utiliser son DIF pour faire un bilan de compétence ou une VAE Congé Individuel de Formation (CIF)1. Quels sont les objectifs du congé individuel de formation ?Le CIF permet à tout travailleur, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l'entreprise. Sauf accord sur une durée plus longue, l'absence ne peut être supérieure à un an pour un stage à temps plein ou à 1 200 heures pour un stage à temps partiel. Ce congé permet également de préparer et de passer un examen.
2. Qui peut bénéficier d'un congé individuel de formation ?Tout salarié peut accéder à un congé individuel de formation, quels que soient l'effectif de l'entreprise et la nature de son contrat de travail. Une condition d'ancienneté est nécessaire : 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié dont 12 mois dans l'entreprise (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés). Un délai de franchise entre deux CIF doit être respecté. Sa durée, qui dépend de celle du précédent congé individuel de formation, ne peut être inférieure à 6 mois ni supérieure à 6 ans.
3. Quelles sont les démarches à accomplir auprès de l'employeur ?
Que peut répondre l'employeur ? Si le salarié remplit les conditions d'ouverture du droit au CIF (ancienneté, délai de franchise) et respecte la procédure de demande d'autorisation d'absence, l'employeur ne peut pas s'opposer au départ en formation du salarié. Il peut cependant en reporter la date pour l'un des deux motifs suivants.
Motif de service Lorsque l'employeur estime que le départ du salarié en congé de formation est préjudiciable à la production et à la bonne marche de l'entreprise, il peut reporter la date de départ en congé de formation qui lui a été présentée. Le motif de report ne peut être invoqué par l'employeur que dans les conditions suivantes :
Effectifs simultanément absents Lorsque, dans une entreprise ou un établissement, toutes les demandes de congé ne peuvent être satisfaites simultanément (en fonction de l'effectif de l'entreprise), ces demandes doivent être accordées en suivant l'ordre de priorité suivant :
Pour qu'une demande déjà reportée soit prise en compte, il est préférable que le salarié reformule sa demande à son employeur.
4. Qui finance le congé individuel de formation ?Le financement du congé individuel de formation est assuré par des organismes paritaires agréés par l'État. Il s'agit principalement des FONGECIF (Fonds de gestion du CIF, présents dans chaque région). Cependant, dans quelques secteurs professionnels (spectacle, agriculture, économie sociale...), ce sont les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) de branche qui sont chargés du financement du CIF. Ces organismes paritaires (FONGECIF ou OPCA) reçoivent à cette fin des contributions versées par les entreprises de 10 salariés ou plus. Ils peuvent par ailleurs bénéficier d'un financement complémentaire de l'État et de la région. Tout salarié qui veut recourir au congé individuel de formation doit s'adresser, pour bénéficier d'une prise en charge financière, à l'organisme auprès duquel l'entreprise verse sa contribution. Chaque organisme définit ses propres règles de procédure de demande de financement et de prise en charge du CIF : le salarié a donc intérêt à s'adresser le plus tôt possible au FONGECIF ou à l'OPCA pour disposer des renseignements nécessaires à la constitution de son dossier.
5. Quels frais peuvent être pris en charge ?Le FONGECIF ou l'OPCA sont susceptibles de prendre en charge, dans l'ordre de priorité :
Les entreprises n'ont pas d'autres obligations financières, en matière de congé individuel de formation, que de verser leur cotisation annuelle à l'organisme collecteur dont elles relèvent. Cependant, tous les employeurs ont la possibilité de participer directement au financement du congé indépendamment du versement de cette cotisation. Un salarié peut donc s'adresser à son employeur pour obtenir, soit un financement complémentaire à la prise en charge décidée par l'organisme financeur, soit le financement total ou partiel d'un congé individuel de formation qui ne pourrait être pris en charge par le FONGECIF ou l'OPCA.
6. Comment est assurée la rémunération durant le congé individuel de formation ?L'autorisation d'absence donnée par l'employeur n'entraîne pas automatiquement le maintien de la rémunération, ni la prise en charge des frais afférents à la formation. Le maintien de la rémunération n'est acquis par le salarié que lorsqu'il a obtenu l'accord de l'organisme paritaire agréé à cette fin. Selon les cas, celui-ci prend en charge 80 % ou 90 % de la rémunération habituelle du salarié, sauf si celle-ci est inférieure à deux fois le SMIC. La prise en charge du salaire est alors totale. Concrètement, c'est l'employeur qui verse la rémunération et se fait rembourser par l'organisme agréé.
7. Quelles sont les incidences sur le contrat de travail ?Pendant le congé de formation, le bénéficiaire reste salarié de son entreprise : seuls certains effets liés au contrat de travail sont suspendus (travail effectif, maintien automatique de la rémunération). Le temps passé en formation est pris en compte pour le calcul des droits aux congés payés. Cette règle est applicable quelle que soit la durée du congé, quel que soit son mode de rémunération, que ce congé soit rémunéré ou non par l'employeur. Il en va de même à l'égard des droits auxquels le salarié peut prétendre du fait de son ancienneté dans l'entreprise : par exemple les primes (13e mois, vacances, bilan ou gratifications) liées à l'ancienneté dans l'emploi. Le salarié en congé de formation conserve le droit d'exercer des mandats de représentant du personnel ou de délégué syndical. Il reste également électeur et éligible aux élections professionnelles. A son retour, l'employeur doit le réintégrer dans son emploi antérieur mais n'est pas tenu de proposer un autre emploi prenant en compte la qualification acquise pendant la formation.
8. Les salariés sous contrat à durée déterminée peuvent-ils bénéficier du congé individuel de formation ?
Le salarié sous contrat à durée déterminée doit avoir travaillé
Le CIF se déroule en dehors de la période d'exécution du contrat de travail à durée déterminée. L'action de formation doit débuter au plus tard 12 mois après le terme du contrat. Cependant, à la demande du salarié, la formation peut être suivie, après accord de l'employeur, en tout ou partie, avant le terme du CDD. Les dépenses liées à la réalisation de cette formation sont prises en charge par l'organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation (FONGECIF ou OPCA). L'organisme compétent est celui dont relève l'entreprise dans laquelle a été exécuté le contrat de travail à durée déterminée. La prise en charge financière accordée porte sur la rémunération et sur tout ou partie des frais de formation.
La Convention du 18 janvier 2006 relative à l'aide au retour à l'emploi et à l'indemnisation du chômage et son règlement général annexé précisent les conditions dans lesquelles les allocataires qui ne remplissent pas les conditions d'accès au CIF-CDD prévues par l'article L. 931-13 du code du travail, peuvent bénéficier d'un congé individuel de formation spécifique dans le cadre de l'aide à l'insertion durable des salariés en contrat à durée déterminée (CIF-CDD dérogatoire). Une information sur les conditions d'accès au CIF-CDD (de droit commun et dérogatoire) doit être donnée, dans les meilleurs délais, aux demandeurs d'emploi qui s'inscrivent à l'ASSEDIC au terme de leur CDD. Sur cette question, on peut se reporter aux précisions figurant des les circulaires UNEDIC n° 2007-13-> du 22 octobre 2007 et 2007-14 du 7 novembre 2007. Période de professionnalisationLa période de professionnalisation a pour objectif de permettre a un salarié en poste de bénéficier d'une action de formation en alternance au cours de sa carrière.
La période de professionnalisation peut être mise en ouvre sur le temps de travail ou en dehors du temps de travail :
Pendant la durée de la formation réalisée hors temps de travail, le salarié bénéficie de la protection sociale en matière d'accidents du travail et de maladies professionnelles. L'allocation de formation n'est pas soumise à cotisations sociales, mais elle est imposable sur le revenu des personnes physiques. Plan de formationDans sa mise en œuvre concrète, pas de révolution : Il reste sous la maîtrise d'œuvre de l'entreprise. Il est présenté pour avis au CE. Il doit impérativement permettre de répondre à ces trois objectifs :
Ce sont toutes les actions de formation indispensables aux salariés pour remplir les missions et les tâches liées à leur poste de travail. Suivies pendant le temps de travail, ces formations donnent lieu au versement du salaire habituel.
Ces actions ont pour objet de permettre aux salariés d'évoluer vers d'autres postes relevant de leur qualification ou de leur apporter la formation nécessaire au maintien dans leur emploi, lorsque celui-ci évolue. Elles se déroulent pendant le temps de travail. Le salarié perçoit sa rémunération normale. Toutefois lorsque l'horaire habituel est dépassé, les heures correspondant à ce dépassement ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires. Une condition : un accord d'entreprise ou un accord entre l'employeur et le salarié doit prévoir cette possibilité.
Ces actions doivent permettre aux salariés d'acquérir de nouvelles compétences en vue d'obtenir une qualification supérieure :
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